THIERNO SYLLA – SD PONFERRADINA : «Je n’attends que le coup de fil de Koto»

THIERNO SYLLA – SD PONFERRADINA

«Je n’attends que le coup de fil de Koto»

Né le 20 septembre 1997 à Niomré (Louga), Thierno Sylla évolue en deuxième division espagnole depuis la saison dernière. Le «Iniesta» de Ponferradina qui fait des merveilles en club attend avec patience que Koto lui tende la main afin qu’il défende les couleurs de son pays.

Entretien…

Comment se passe votre adaptation à Sd Ponferradina où vous évoluez depuis la saison dernière ?

Thierno Sylla : Ca va très bien. On prend nos marques depuis quelques temps. Pour l’instant tout se passe bien pour moi. J’ai disputé 23 matches avec la réserve et marqué 4 buts. J’ai aussi offert 4 passes décisives. Souvent je joue milieu offensif, mais il m’arrive de dépanner comme milieu récupérateur. Tout simplement parce que dans le football moderne, un milieu est tenu d’être capable d’aller au four et au moulin. Je joue avec la réserve les weekends, mais je m’entraîne tous les jours avec l’équipe A qui évolue en Segunda B (deuxième division). Nous sommes classés 5e et nous nous battons pour finir dans le Top4 et prendre part aux Play-Offs.

Comment avez-vous rejoint Ponferradina la saison dernière ?

Je suis venu ici l’année dernière. J’ai subi des tests avant de signer un contrat de trois ans. Il me reste deux autres années et j’aurai le temps de me parfaire pour gagner définitivement ma place dans l’équipe A. Je n’ai que 19 ans et j’ai une bonne marge de progression. Il y a un autre Sénégalais dans l’équipe. Il s’appelle Aya Diouf. D’ailleurs il est convoqué par Koto pour prendre part au tournoi des U20 en France qui aura lieu du 21 au 29 mars 2017.

N’est-ce pas une source de motivation pour travailler davantage ?

Sincèrement la convocation d’Aya Diouf me donne plus envie de travailler. On discute beaucoup et se donne des conseils. Cela veut dire que les dirigeants ont un regard partout. Et pour dire vrai, je n’attends que le coup de fil de Koto pour apporter ma pierre à l’édifice. Je pense sincèrement pouvoir être un renfort dans ce groupe. Mais je continue de travailler attendant l’occasion de montrer aux gens au Sénégal ce que je sais faire.

N’avez-vous pas discuté ne serait-ce qu’une fois avec les dirigeants du football sénégalais ?

Non sincèrement, je n’ai jamais eu l’occasion. Mais je suis toujours patient. Je n’ai que 19 ans et j’ai le temps devant moi. Je fais mon bonhomme de chemin. En 2014 déjà, j’ai disputé la finale de la coupe du Sénégal en juniors avec Ajel de Rufisque. J’ai évolué aussi au centre de Lusitania en 2012 et voyagé avec l’équipe au Portugal puis en Italie. Ces voyages m’ont beaucoup aidé car je n’ai pas eu de difficultés d’adaptation quand j’ai signé avec Ponferradina, l’équipe de la ville de Ponferrada

Pensez-vous aller au bout de votre contrat qui prend fin en 2019 ?

Cela dépend de beaucoup de choses. Je discute beaucoup avec mon agent et j’ai eu des touches au Standard de Liège et au Psv Eindhoven. Mais je laisse tout entre les mains de mon agent. Pour l’instant je me concentre sur le terrain.

D’où est venu votre surnom Iniesta ?

C’est depuis que j’ai commencé à jouer à l’école de football au Sénégal. Les gens pensent que je joue comme lui. Nous avons selon beaucoup de techniciens des ressemblances. C’est déjà flatteur. Sans compter que je suis son fan et supporter de Barcelone. Et je pense que si je n’ai pas eu de difficultés ici, c’est grâce à mon style de jeu. Pour évoluer en Espagne, il faut être technique, avoir une bonne lecture de jeu et une rapidité d’exécution hors norme. Dieu merci, je les avais déjà à bas âge quand j’évoluais à l’école de football dans ma ville natale, Louga.

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